Grossesse

  • Obstétrique

L’obstétrique s’intéresse à la femme enceinte et à son enfant à naître. L’obstétricien a donc la charge de deux patients, et doit maîtriser un certain nombre de techniques complexes : médecine et chirurgie de la femme, mais aussi, souvent, échographie, pour le diagnostic prénatal de certaines affections du fœtus.

Suivi de la grossesse normale

Si vous n’avez pas de problèmes de santé et si votre grossesse se déroule normalement, vous devriez rencontrer votre professionnel de la santé à cette fréquence :

Une première visite avant 12 semaines de grossesse

Une visite toutes les 4 à 6 semaines durant les semaines 12 à 30 de grossesse

Une visite toutes les 2 à 3 semaines durant les semaines 31 à 36

Une visite par semaine à partir de la 37e semaine de grossesse jusqu’à l’accouchement

Comment se déroule une consultation prénatale ?

La première visite prénatale

Elle se déroule entre la 8e et la 12e semaine d’aménorrhée et permet de confirmer votre état général de santé et d’évaluer les facteurs de santé à risque.

Cette première rencontre va permettre de faire le point sur :

  • Vos antécédents familiaux et personnels de santé, calendriers de vaccins, maladies héréditaires dans votre famille et celle de votre conjoint, tabagisme éventuel, pour établir votre dossier de maternité qui vous suivra pendant votre grossesse.
  • Votre mode de vie, vos habitudes quotidiennes, traitements médicaux éventuels, activité professionnelle
  • Votre état de santé avec vérification de votre tension, poids, taille, état cardiaque.
  • Un examen gynécologique avec toucher vaginal, palpation des seins
  • Une prescription d’analysesbiologiques pour connaître votre taux de sucre, d’albumine, votre groupe sanguin, la recherche éventuelle d’agglutinines irrégulières, et pour s’assurer qu’il n’y a pas de rubéole, de toxoplasmose ou de maladie sexuellement transmissible.
  • Votre première échographie de grossesse.

Les consultations prénatales de suivi de la grossesse

Elles sont faites pour s’assurer du bon déroulement de la grossesse et dépister les anomalies éventuelles qui pourraient survenir et menacer la santé de la mère et/ou de l’enfant. Elles sont a priori mensuelles, sauf si votre médecin estime que vous nécessitez un suivi plus rapproché.

Lors de chaque consultation, le gynécologue effectue un examen clinique et de contrôle :

  • Prise de poids et de la tension artérielle
  • Croissance du fœtus
  • Surveillance du col de l’utérus grâce à une échographie endovaginale ou abdominale
  • Surveillance des battements cardiaques du fœtus

Des examens biologiques sont prescrits de façon systématique :

  • Recherche de sucre et de protéines dans les urines
  • Numération de la formule sanguine
  • Surveillance mensuelle éventuelle de la toxoplasmose et de la rubéole en cas d’absence d’immunité
  • Recherche mensuelle d’agglutinines irrégulières en cas de rhésus négatif
  • Au 3e mois, un dépistage du risque de la trisomie 21 est proposé
  • Au 6e mois, un dépistage du diabète gestationnel est prescrit

A partir du 8e mois, la consultation prénatale permet de commencer à prévoir les modalités de l’accouchement en fonction de l’état de santé de la mère et du bébé, grâce à un examen gynécologique qui déterminera l’état du col de l’utérus, la vérification de la croissance fœtale, une palpation de l’abdomen, une mesure de la hauteur utérine et une prescription biologique en vue de préparer la future mère à l’accouchement dans les meilleures conditions.

Ces consultations sont décrites à titre indicatif, d’autres examens plus poussés sont éventuellement demandés en cas de pathologie ou de doute.

Astuce : veillez à noter toutes les questions que vous vous posez pour ne pas les oublier au moment de la consultation.

Les échographies pendant la grossesse

  • La première échographie :

Elle peut être réalisée entre la 11e et la 13e semaine d’aménorrhée. Elle va permettre de préciser la date de début de grossesse, d’indiquer le nombre d’embryons, d’évaluer la vitalité du fœtus grâce aux battements du cœur et de l’aspect de sa colonne vertébrale, et de mesurer la taille de la nuque pour détecter d’éventuelles anomalies.

  • L’échographie du 2e trimestre :

Appelée échographie morphologique, elle se pratique au cours du 5e mois de grossesse. Elle permet de réaliser une étude morphologique complète et détaillée du fœtus et d’évaluer sa croissance. Elle contrôle également la position du placenta dans l’utérus.Elle permettra également de connaître si les futurs parents le souhaitent, le sexe du bébé.

On va y vérifier la taille du fémur, du périmètre crânien et abdominal, le bon fonctionnement de l’échange sanguin et du placenta, les organes vitaux, les parties cérébrales, la colonne vertébrale, les différents membres.

  • La troisième échographie :

Réalisée entre la 31e et la 32e semaine d’aménorrhée, c’est en principe la dernière échographie avant l’accouchement.

On vérifie l’évolution de la croissance du bébé, l’estimation de son poids, la qualité des échanges sanguins, les organes vitaux, le volume de liquide amniotique, la position du bébé qui est la plupart du temps tête en bas en prévision de l’accouchement.

Suivi de la grossesse à haut risque

Les grossesses à risque sont des grossesses qui font courir des risques pour la santé de la mère et/ou celle de l’enfant. Elles sont dues soit à une pathologie liée à la maman, soit au développement du fœtus, soit à la survenue d’événements spécifiques lors de la grossesse.

Si cette grossesse n’est pas correctement prise en charge, la future maman risque parfois de faire une fausse couche, le fœtus risque d’avoir un retentissement sur sa croissance, un accouchement prématuré à craindre pour le bébé.

On parle de grossesse à risque lorsque la future mère présente un terrain à risque : une femme très jeune ou âgée, ou qui souffre d’une maladie chronique telle qu’un diabète, une hypertension artérielle, une pathologie cardiaque, etc ; de même si elle présente des antécédents obstétricaux particuliers…

A noter qu’une grossesse multiple est aussi considérée comme une grossesse à risque, et nécessite donc un suivi spécifique.

La mère sans problème particulier au départ, peut parfois présenter des complications de sa grossesse telles qu’une hémorragie, une hypertension artérielle gravidique, une infection (par exemple une infection urinaire sévère), une phlébite, voire une embolie pulmonaire, toutes pathologies dont il faudra faire le diagnostic rapidement et prendre en charge.

Que faire en cas de grossesse à risque ?

Les grossesses à risque sont étroitement surveillées d’un point de vue médical. Elles peuvent nécessiter des soins particuliers, des traitements voire des hospitalisations de courte ou longue durée.

Ce suivi médical rapproché permet à ces grossesses dites « à risque » de se dérouler dans les meilleures conditions. Il permet d’éviter certaines complications, de les dépister le plus rapidement possible et si elles apparaissaient, de mettre en route le traitement adapté au plus vite.